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L'organisation amateur FightQuest étonne et détone, alors qu'elle s'élève à un niveau désormais inégalé dans La Belle Province, celle de voir ses événements amateurs diffusés d'un océan à l'autre sur les ondes de The Fight Network. Mais pour en arriver là, un travail certain a du être fait, et certaines conditions réunies. Vigneault a gentiment accepté de confier à UltimeFanatic.com, les grands secrets derrière l'organisation FightQuest : les détails de l'entente télévisée, les répercussions envisagées, les raisons pour lesquelles FightQuest entend faire grandir sa "marque de commerce" à travers le pays, les modifications qui seront apportées afin de niveler la qualité de production et plus encore...
Au passage, Stéphane Vigneault dévoile la création d'une sous-ligue, "FightQuest Fight Night" et nous en donne les détails, en plus de faire le point quant à savoir si FightQuest ne serait pas possiblement en train de positionner ses pions afin de faire passer un jour, l'organisation au niveau professionel.
A travers ses confidences, le très volubile jeune homme nous en apprendront davantage sur certains athlètes du FightQuest à surveiller au cours des prochains mois, ainsi qu'au sujet de Zahabi MMA Rive-Sud, dont il explique la nature.
UF : FightQuest a procédé à une importante annonce il y a quelques semaines, soit qu’elle serait la première organisation amateur québécoise dont les événements seront télédiffusés, en l’occurrence, sur le réseau The Fight Network. D’où est venue l’idée de rendre les événements FightQuest disponibles à la télévision?
SV : Moi et Firas envisagions cette possibilité depuis longtemps. Pour dire la vérité, nous avions commencé à en parler depuis le quatrième événement, soit le premier que nous avons présenté au Skratch. Au début, on s’était raisonné en se disant que cela entraînait des coûts puisqu’il faut filmer les événements avec plusieurs caméras ayant de meilleures résolutions afin de maximiser la qualité d’image, ce qui est bien entendu, très dispendieux. Nos événements étaient déjà filmés pour la production de DVD et Stéphane Larocque faisait un excellent travail, cependant, on croyait que pour présenter l’événement à la télévision, il fallait au minimum trois angles de caméras différents simultanés afin de pouvoir effectuer des montages. Considérant les coûts, ont avait préféré attendre. Tout le monde sait que les événements amateurs, on met ça sur pied avant tout pour les combattants et non pas pour se mettre riche. Même si nous ne donnons pas de bourses en amateur, il faut quand même payer les déplacements des athlètes et les hôtels, la salle, les arbitres et juges etc. Avant de s’embarquer dans ce projet, il fallait donc être certains d’avoir un bon nombre de ventes de billets et des commanditaires pour défrayer les coûts additionnels que cela représente.
UF : Est-ce que ce sera filmé en HD?
SV : Je crois que si, bien que je n’en aie pas personnellement parlé avec l’équipe de production que nous avons embauchée. Il y aura plusieurs caméras pour avoir plus d’angles de vue. Il s’agit d’une équipe de professionnels. Je leur fait entièrement confiance, ils savent ce qu’ils font, donc j’ai la conscience tranquille avec ça. Ce que nous allons faire, c’est qu’une fois le montage vidéo terminé, nous allons amener tout ça en studio pour faire les commentaires. À l’origine, on voulait faire les commentaires en direct sur place pour plus de spontanéité, mais ce ne sera pas possible cette fois-ci. L’équipe de commentateurs-analystes seront Gary Whittaker et Éric O’Keefe. Éric a malheureusement attrapé un virus cette semaine et comme on ne savait pas si son état de santé s’améliorerait d’ici samedi, nous avons préféré procéder en studio afin de ne pas prendre de chance. Si nous avons choisis ces deux personnes et que nous procédons de cette façon, c’est que nous préférions garder le contrôle et savoir que ceux qui commenteront l’événement connaissent les combattants et la réglementation spécifique à la boxe mixte amateur. Nous allons donc envoyer les bandes déjà toutes prêtes pour la diffusion à The Fight Network.
UF : Mais le réseau n’aurait-il pas été intéressé à se procurer les bandes des événements précédents?
SV : À vrai dire, après coup aujourd’hui, je crois qu’ils les auraient peut-être pris même s’ils étaient filmés avec une seule caméra, car j’ai eu l’occasion de voir à leur grille de programmation, des événements dont la qualité n’égalait pas la nôtre. Finalement, après avoir jonglé avec l’idée, nous nous sommes dit que tant qu’à aller à la télévision et faire voir notre produit à la grandeur du pays, aussi bien faire les choses en grand afin de paraître le plus professionnel possible.
UF : À la base, passer à la télévision, ça demande des moyens, mais en revanche, cela ouvre aussi à de nouvelles possibilités, notamment avec les commanditaires qui bénéficieront d’une visibilité accrue. Comment ça se passe à ce niveau?
SV : Au fil de nos précédents événements, FightQuest est devenu beaucoup plus gros qu’à ses débuts et un bon nombre de personnes se sont greffés à l’équipe, qu’on parle au niveau de la production qu’au niveau des commanditaires. Cela a été rendu possible parce que nous avions de bonnes foules. Au dernier événement, nous avions environ 950 spectateurs et lors d’un autre événement, près de 1000. Nous n’avons jamais eu en bas de 500-600 spectateurs. On s’est dit qu’en allant de chercher de nouveaux commanditaires et en amenant l’événement à la télévision, ce serait bon pour les athlètes. Une fois les conditions réunies, nous avons donc contacté The Fight Network qui ont répondu à l’appel et qui se sont montrés très heureux de diffuser les événements FightQuest sur leur réseau de télévision. Nous avons maintenant une entente d’exclusivité avec eux, ce qui implique que nous allons être la seule organisation amateur québécoise à pouvoir être diffusée sur le réseau.
Quant aux commanditaires, nous sommes la seule organisation amateur qui a réussi à avoir des commanditaires américains. Parmi nos commanditaires, notons Fight Fuel qui commandite beaucoup de combattants de l’UFC et qui est une entreprise spécialisée dans les suppléments de toute sorte, Vandal Eyewear qui est affilié à BJ Penn pour les lunettes, Bet TLS spécialisé dans les paris en ligne, un commanditaire qu’on a pu voir au Ringside. C’est d’ailleurs eux qui nous ont contactés afin de savoir comment rejoindre les gens de Ringside. Maintenant, ils nous commanditent aussi. Et il y a les commanditaires locaux bien entendu, Classic Steele de Châteauguay, Head Rush Brand qui sont avec nous depuis le début et on a pu voir l’insigne souvent récemment à l’UFC puisqu’ils commandites de nombreux athlètes, le club Chez Parée qui est comment dirais-je (rire), pour leurs raisons, sont connus mondialement, Location VIP qui sont dans le domaine de la location de voitures, Hype Energy qui commercialisent des boissons énergétiques et bien sûr, MMA Fight Shop, qui est derrière nous depuis le quatrième événement. C’est moi qui s’occupe maintenant de MMA Fight Shop et Cori Simpson a toujours été d’un grand support envers les MMA depuis le début. Je m’en voudrais d’oublier de mentionner le Tristar Gym bien entendu, puisque FightQuest y est affilié puisqu’il s’agit d’un événement produit par le gym. Il y a d’ailleurs toujours entre 8 et 10 combattants du Tristar sur chaque carte de FightQuest.
UF : Mais en plus des moyens que ça demande pour le tournage, je suppose qu’il faut aussi revoir tout l’aspect logistique. Est-ce que des améliorations seront apportées à la production afin de mieux paraître, je parle notamment d’éclairage, d’écrans, de passerelle d’entrée pour les athlètes etc.?
SV : Nous allons disposer d’un éclairage plus adéquat, complètement halogène, ce qui fait qu’au niveau éclairage, ce sera mieux. C’est certain par contre qu’il ne faudra pas s’attendre à ce que la production soit la même que lors d’un événement professionnel, mais nous allons tenter de nous en rapprocher. Par contre, si nous décidons de changer de salle pour les prochains événements comme nous l’avons envisagé, nous allons pouvoir revoir la possibilité de procéder à la location d’équipement d’éclairage supérieur pour avoir une meilleure qualité. Pour le moment, on demeure au Skratch, car je suis un gars extrêmement loyal envers ceux qui m’aident et nous avons toujours été satisfaits de ce que Le Skratch nous offrait. Nous y retournons donc avec un autre événement samedi et on verra si dans le futur, il y a nécessité d’opter pour une autre salle pour des questions logistiques.
Pour le moment, on veut rester avec un événement somme toute, de base. Dans le cas de l’événement de samedi, ce sera comme avec les événements précédents, sauf qu’il y aura trois caméras et que sera filmé en HD. Les gens ne verront pas la différence. On va faire attention pour faire une petite entrée afin que les athlètes rentrent tous de la même place, mais ce sera de base. Après, si nous changeons de salle pour avoir un endroit mieux adapté à la présentation de ce type d’événement, on va pouvoir peut-être faire mieux avec une vraie petite passerelle d’entrée, mais encore, il ne faut pas s’attendre aux feux d’artifices, FighQuest n’est pas un événement professionnel, ça reste de l’amateur! Nous avons cependant un nouveau tapis de ring avec nos nouveaux commanditaires. Nous essayons de rendre l’événement le plus attrayant et professionnel possible, mais à la fin, il ne faut jamais oublier qu’il s’agit d’un événement amateur.
UF : Mais qu’est-ce que ça vous amener au juste de passer à la télévision d’un océan à l’autre? On ne se cachera pas que cela ne fera pas vendre davantage de billets que les gens de Vancouver voient ce qui se fait ici au niveau amateur…
SV : Nous voulons que FightQuest soit reconnu comme l’événement amateur par excellence au Québec et que les gens se disent que pour passer chez les professionnels, il faut passer par FightQuest, que c’est du haut niveau et que c’est là que la relève se trouve.
Nous avons aussi comme projet de faire de plus petits événement au Tristar avec 300-400 spectateurs, des « FightQuest Fight Night » présentant huit combats. De façon juxtaposée, nous allons continuer à produire nos événements FightQuest habituels.
Nous essayons de faire grandir FightQuest et sa marque de commerce. Non seulement c’est bon pour nos athlètes qui auront une plus grande visibilité, mais de plus, ça nous amène des commanditaires qui notamment, servent à payer l’extra au niveau de la production et ça ouvre aussi des possibilités de commandites pour les athlètes. Au bout du compte, ça va aider tout le monde.
UF : Quand comme FightQuest, on est affilié à Tristar et Firas Zahabi, deux noms connus sur la scène des sports de combat, ça doit aider quand on approche un réseau de télévision comme The Fight Network non?
SV : En effet, lors des premières discussions avec The Fight Network, nous avons constaté que ces derniers avaient déjà en effet beaucoup entendu parler de FightQuest auparavant. Il a suffi de dire les mots Tristar Gym, Firas Zahabi ou Zahabi MMA pour que les gens de The Fight Network ne mettent même pas deux secondes à réagir avant d’accepter et nous dire qu’ils allaient trouver un emplacement dans leur griller horaire pour diffuser FightQuest. Le gym Tristar est reconnu mondialement, tout comme Firas qui a fait sa marque internationalement. Et ajoutons à cela que beaucoup de combattants professionnels reconnus, tant sur la scène québécoise, canadienne, que maintenant internationale, sont passés par FightQuest. Si on fait le compte de tous les combattants qui proviennent du Tristar et tous deux qui sont passés par FightQuest, dans le second cas, on arrive avec des noms comme Daylin Logan, Mike Ricci, John Makdessi qui va se battre au prochain événement UFC, Stéphane Pelletier et LT qui vont faire leurs débuts professionnels au Ringside, Lévis Labrie qui a impressionné lors de ses débuts à Québec, Guillaume Vigneault… Je pense que je pourrais en nommer jusqu’à demain matin! Ils sont tous passés par FightQuest, donc il n’est pas étonnant que les gens de The Fight Network en aient déjà entendu parler. Il est certain que c’est intéressant pour eux d’avoir sur leur onde, les événements amateurs où les combattants de la relève qui vont s’illustrer avant de passer chez les professionnels. Et là je ne parle pas simplement de Zahabi MMA, mais aussi de tous les athlètes des différents clubs du Québec et l’Ontario qui viennent se produire au FightQuest. Nous essayons de choisir les meilleurs. On va maintenant pouvoir suivre leur évolution à la télévision, du milieu amateur jusqu’à la scène professionnelle. C’est un précédent au pays, on n’a jamais vraiment vu ça avant.
UF : Au niveau des détails de l’entente télévisée, est-ce qu’il y a une échéance ou des modalités particulières prévues au contrat ou vous y allez événement par événement? Je veux dire, est-ce une entente à long terme?
SV : Notre entente est pour plusieurs événements, mais n’a pas vraiment d’échéance, de fin comme tel. C’est un contrat exclusif « ouvert » en ce qui concerne la durée. Nous voulons commencer à produire plus d’événements afin d’en télédiffuser le plus possible sur une base régulière. Il y a énormément de combattants aussi, qui ne peuvent combattre, faute de places disponibles sur les cartes. Par exemple pour l’événement de samedi soir, on présente 14 combats et même encore, plusieurs se voient relégués dans l’attente. Le Tristar est une véritable usine à combattants. Si je tiens compte de tous ceux qui auraient pu et voulu se battre, nous aurions pu présenter deux cartes le même soir…
UF : Et je suppose que c’est sans compter l’engouement qui a dû se créer avec l’annonce de la télédiffusion de vos événements. Avez-vous été particulièrement sollicités par les athlètes?
SV : Tous voulaient combattre. Au Tristar, nous avons beaucoup d’athlètes prêts qui n’attendent que le signal pour se battre. Et il y avait aussi beaucoup de combattants d’ailleurs qui voulaient être de la partie, mais nous n’avions pas de place sur la carte pour les y ajouter. Il y aura aussi beaucoup de gens qui viendront voir l’événement, notamment des entraîneurs et des combattants amateurs qui ont quelques combats à leur actif et qui ont entendu parler de l’événement et veulent voir de quoi il s’agit pour éventuellement pouvoir y participer. Le mot commence à se passer peu à peu : pour passer professionnel, il faut avoir passé par FightQuest puisqu’en amateur, nous sommes de haut calibre. Je ne dis pas que les autres événements ne présentent pas de haut calibre puisqu’il y en a d’excellents. Hybrid à Gatineau présentent des événements de haut calibre, Nordik Fight Club présente Ring Extrême à Québec qui est d’excellent calibre et j’en passe. Il y a de bons événements amateurs présentés un peu partout au Québec, je ne le nie pas. Mais pour être honnête, je prêche pour ma paroisse! Simplement, ne se bat pas qui veut au FightQuest. On désire être solide, crédible et professionnel, donc on sélectionne les meilleurs.
UF : Justement, ce weekend par exemple, il y a trois événements amateurs présentés simultanément. Cela ne vous complique peut-être pas à tous la tâche lorsqu’il est question de bâtir vos cartes respectives? Forcément, il doit y avoir des athlètes qui auraient pu être intéressés à participer à plusieurs événements…
SV : C’est certain, il y a des gyms qui auraient voulu nous envoyer certains de leurs athlètes, je pense à Nordik Fight Club en particulier qui avait deux ou trois gars de très haut calibre qui auraient voulu venir se battre, or, ils ont un événement le même soir alors dû à ce conflit d’horaire, ce ne sera pas possible. Ce sera pour une prochaine fois. Ceci étant dit, il nous fait toujours plaisir de les accueillir, mais on comprend qu’il est normal que chaque organisation pense d’abords à bâtir leur propre carte avant d’envoyer leurs athlètes aux autres. Et puis les entraîneurs et hommes de coin ne sont pas disponibles, car ils sont affectés ailleurs. Ce sont des choses qui arrivent… Mais on travaille beaucoup en collaboration avec d’autres gyms et organisations amateurs, je pense notamment à Yohan de Gatineau et Yohan de Québec ainsi que plusieurs autres. Le but, c’est de travailler ensemble et se serrer les coudes afin de tous pouvoir s’entraider quand c’est possible.
UF : À travers tout ça, on parle maintenant des combattants Québécois qui auraient pu être intéressés à participer à l’événement considérant les récentes annonce qui ont créé un « buzz », mais est-ce que cet engouement s’est fait ressentir jusqu’à l’extérieur de la province?
SV : Nous sommes la seule organisation qui accueillons vraiment beaucoup de combattants de l’Ontario, à part peut-être Hybrid à cause leur proximité géographique puisqu’ils sont situés à Gatineau. Nous avons des athlètes en provenance de l’Ontario qui font jusqu’à huit heures de route pour venir se battre au FightQuest. En ayant noué beaucoup de contacts là-bas, je reçois donc de plus en plus en plus de messages de gens de l’Ontario qui veulent venir combattre ici, puisque dans cette province, il n’y a pas vraiment de circuit amateur développé. Ils viennent donc se battre ici pour prendre de l’expérience et se faire connaître afin d’éventuellement, pouvoir passer chez les professionnels. Et même si on s’en tient au Québec, nous recevons des gens de Val d’Or, Jonquière, Victoriaville, Drummondville, Gatineau… C’est sûr que lorsque les gens ont entendu parler que les événements allaient être diffusés sur The Fight Network, ça a donné un petit « push ». Ajoutons à cela que le nom de FightQuest à lui seul voyage déjà beaucoup…
UF : Et au niveau des maritimes, avez-vous eu l’occasion de tâter le pouls là-bas? Tu me parles de gens qui font des huit heures de route pour venir de l’Ontario, rien n’est peut-être impossible en ce qui concerne la côte Est…
SV : Pas vraiment puisque c’est assez loin. Quoiqu’il y a l’équipe de Bruno Lurette situé à Kegwick, près de Moncton au Nouveau-Brunswick. Cette fois-ci, certains de ses gars vont se battre à Québec en fin de semaine et il m’a dit que ses gars ne sont pas encore prêts pour FightQuest, donc… Bruno est un gars de Zahabi MMA alors c’est certain que quand ses gars seront prêts pour le FightQuest, ils viendront. Malgré tout, nous essayons avant tout de mettre en vedette des combattants locaux, principalement de Montréal dans la mesure du possible. Avec les athlètes de Zahabi MMA qui remplissent nos cartes. Il y a aussi des athlètes réguliers du FightQuest que nous considérons comme local comme les deux frères Lavigne qui sont en réalité de Granby. Il y a des gars de Drummondville, l’équipe de Ben Gallant, que nous essayons toujours de matcher dans la mesure du possible ainsi que ceux de Bergeron. Là, c’est sûr que beaucoup d’athlètes sont passé professionnels chez Team Bergeron, mais nous en avons vu passer au FightQuest, dont St-Gelais. Dans le fond, les gars qui passent régulièrement au FightQuest, c’est sûr qu’on essaye de les favoriser afin de les mettre sur nos cartes le plus souvent possible.
UF : Tu me parlais plus tôt d’une seconde série que vous entendez créer qui portera le nom de « FightQuest Fight Night », est-ce une nécessité sur le circuit amateur d’avoir un seconde série et si oui, pourquoi?
SV : Actuellement, il y a plus de combattants qui désirent combattre au FightQuest qu’il y a de possibilités de pouvoir les ajouter à nos cartes. C’est principalement pourquoi nous désirons créer la série FightQuest Fight Night dont les événements auront lieu directement au Tristar devant quelques centaines de spectateurs seulement. De cette façon, davantage d’athlètes pourront combattre et je crois qu’ils seront heureux que nous ayons pensé à eux et à leurs besoins.
UF : On parle donc de faire grossir la marque de commerce FightQuest, d’aller chercher davantage de commanditaires, d’offrir plus de possibilités pour faire combattre les combattants de la relève, de diffusion télévisée à la grandeur du pays, de changer de salle, de niveler la qualité de production et de tenir deux séries différentes de promotion d’événement… Et on parle toujours présumément d’événements amateurs ici. N’êtes-vous pas en train d’amasser vos cartes et positionner vos pions afin d’éventuellement faire passer cette marque de commerce au professionnel?
SV : (hésitation) C’est sûr que je ne peux pas vous cacher que depuis qu’on produits des événements, du moins dans mon cas à moi, partir une organisation professionnel serait un de nos rêves. Mais il ne faut pas oublier que le professionnel, c’est aussi le double de travail et des moyens financiers multipliés. Produire un événement amateur demande déjà beaucoup de travail, alors produire un événement professionnel, je n’ai pas de mal à croire que ça peut devenir un vrai casse-tête. Ceci étant dit, je ne dis pas qu’on ne va pas le faire. De toute façon, il n’y a pas assez d’organisations professionnelles au Québec présentement pour le nombre d’athlètes qui attendent de pouvoir se battre et qui se voient contraints à l’inactivité. Ringside fait un excellent travail, et a une super belle production, mais ils ne peuvent pas promouvoir de show au Québec à toutes les semaines, ni mettre tout le monde sur leurs cartes. MFL n’existe plus, du moins, c’est un gros point d’interrogation. Il y a Wreck MMA, mais encore là, c’est dans la région de Gatineau, donc ça touche plus ou moins le secteur montréalais, car ils privilégient les athlètes de la région d’Ottawa. Et puis W-1, on ne sait pas ce qui arrive avec eux, mais on suppose qu’ils ne présenteront plus d’événement ici. Je ne veux pas cracher sur eux, mais nous avons signé mon frère Steve et présentement, malgré les multiples messages laissés après plusieurs semaines pour savoir ce qui se passe, on demeure sans réponse. Pour moi d’ailleurs, ce contrat-là est annulé. C’est plate, mais ce qui arrive, c’est que ce sont les athlètes qui vont en payer le prix s’il ne combattent pas.
Ce n’est pas normal qu’un athlète par exemple comme Guillaume Vigneault qui s’est battu l’été dernier, doive attendre jusqu’au mois de mars prochain pour peut-être se battre. On parle de huit mois. Lévis Labrie, si la tendance se maintient, il va se battre aux six mois. Comment expliquer que Mike Ricci ne se batte pas? Il y a plusieurs athlètes de pointe qui ne se battent pas ou très peu. Je pense à un gars comme Nabil Khatib par exemple, qui est loin de coûter les yeux de la tête et qui essaye de se trouver des combats de peine et de misère et ce, même malgré sa crédibilité et le fait qu’il est extrêmement connu sur la scène professionnelle. Martin Grandmont, comment se fait-il que ce gars-là ne se battent pas ici? Grandmont, tu le mets sur une carte et il produit des feux d’artifices. Dans un combat, Martin, c’est un « slugfest » assuré et c’est ça que les fans veulent voir. Mon frère, Steve Vigneault, un pionnier, on essaye depuis six mois de lui trouver un endroit afin de le faire combattre et ça ne fonctionne pas. Ce n’est pas normal qu’un gars comme Steve Vigneault ne soit pas d’aucune carte, encore moins après sa dernière victoire sur Dan Chambers. Ces combattants établis, il n’y a pas de raisons pour laquelle on ne les voit pas. C’est sûr qu’il y a parfois des questions de salaires, mais il y a toujours un moyen de moyenner et de négocier.
Promouvoir un événement, ça coute cher, c’est des dépenses et beaucoup de travail et ça ne se fait pas en criant ciseau. Les organisations professionnelles actuelles doivent favoriser les athlètes sur lesquels ils décident de miser, c’est normal. Mais à travers tout ça, de nombreux athlètes doivent rester inactif, faute de place où pouvoir se battre. Les organisations font ce qu’ils peuvent, mais on ne peut pas leur demander de redoubler d’ardeur pour produire plus d’événements. Il manque tout simplement d’organisations professionnelles au Québec où pourraient se produire les athlètes. Nous allons finir par perdre plusieurs bons athlètes qui vont tout simplement décider d’arrêter, faute de pouvoir se produire. Il faut que quelque chose change. Des athlètes comme Guillaume par exemple. Il a une fiche de 1-0. Avec une telle fiche, on ne peut pas le matcher dans un gala dans l’Ouest. Quel promoteur serait assez fou pour faire venir par avion, avec l’hébergement, un gars qui a une fiche de 1-0, qui est inconnu, et qui n’étant pas un athlète local, ne vendra pour ainsi dire pas de billets? Ce promoteur préférera, et avec raison, un athlète local qui habite à moins de deux heures de route à faire!
Dans ce sens-là, je ne peux pas te dire que promouvoir des événements professionnels, on n’y pense pas et qu’on n’y a jamais pensé. Moi c’est quelque chose qui me tenterait, mais encore, il ne faut pas faire ça n’importe comment et se lancer à l’aveuglette. Il faut y aller une étape à la fois.
UF : Donc si je comprends bien, il n’y aurait pas de projet, mais on ne fermerait pas de porte du côté de FightQuest, c’est ça?
SV : Disons plutôt qu'il n’y a rien de concret de ce côté sur quoi je travaille « présentement » et qu’on ne ferme pas la porte à cette possibilité, ça c’est certain. Je n’aime pas voir plusieurs combattants relégués à l’inactivité présentement, faute de possibilité de se battre. J’ai moi-même été combattant pendant presque dix ans et je sais c’est quoi quand on ne combat pas et qu’on voudrait bien se battre, mais qu’on ne peut pas.
UF : Admettons que j’acquiesce au fait que plusieurs athlètes doivent demeurer inactifs. Si tu affirmes qu’il manque d’organisations pour faire combattre tous les athlètes, la question qui demeure, c’est de savoir s’il y a assez de fans, donc de demande, pour que plusieurs organisations diluent le produit…
SV : Il y a des gens qui prétendent que le MMA n’est plus ce qu’il était du temps de TKO, voir même de XMMA, mais je ne suis pas de cet avis. Il y a un contexte. Je crois que c’est normal que ce ne soit plus comme avant, si on ne présente pas de carte. Une seule organisation ne peut pas tout prendre sur ses épaules. Il y a des questions de budget à moment donné. Et puis on nage en pleine période de relève alors que les gros noms ont tous quitté, qu’on parle des St-Pierre, Côté, Loiseau, Goulet qui est maintenant à la retraite, la gang de Tompkins qu’on était habitué de voir ici… Pour que nos combattants de la relève maintenant soient vendeurs, il faut les faire connaître. Il y a plein de talents là-dedans. Pendant ce temps-là, les amateurs perdent de l’intérêt. Pour remplir un aréna, il faut qu’on vende les athlètes, qu’on fasse de la promotion autour d’eux pour les faire connaître et faire mousser leur carrière. Après les gens vont s’y intéresser et vont avoir envie de les suivre. S’ils demeurent chez eux à attendre un appel, ça n’aide personne.
UF : Mais le fait que FightQuest désire produire ses événements amateurs à la télévision, c’est aussi un moyen de faire connaître la relève dès le circuit amateur, donc c’est un moyen aussi à ce que cela puisse bénéficier à tous?
SV : C’est sûr! C’est une roue qui tourne ça. En faisant connaître la relève, non seulement les athlètes auront-ils plus de facilité à trouver des combats une fois passés au niveau professionnel, mais aussi, ils trouveront de meilleurs commanditaires. Et puis les organisations professionnelles qui les embaucheront vont bénéficier du fait qu’ils soient plus connus puisqu’ils feront vendre davantage de billets et là, on parle même ici de ceux qui feront leurs débuts en sous-carte, dont les noms ne seront désormais plus étrangers à personne. Guillaume Vigneault et Ian Perron, qui sont des combattants sur lesquels nous avons beaucoup misé à FightQuest puisqu’ils ont fait beaucoup de finales, ça s’est ressenti. Ils sont plus connus que certains combattants professionnels et on ne passait même pas à la télévision à ce moment-là. Quand les fans reconnaissent des combattants amateurs, ça veut dire que ça fonctionne, que la roue tourne et que tu as un bon potentiel entre les mains pour pouvoir vendre un de tes combattants à ton public. En ayant FightQuest diffusé à la télévision, ce ne sera qu’amplifié. Les fans vont pouvoir suivre l’évolution des combattants de l’amateur, vers le professionnel et auront envie d’aller les voir. Et en dessous de ça, il ne faut pas oublier ces combattants amateurs qui n’envisagent pas de carrière professionnelle, qui travaillent 40 heures par semaine et dont la récompense sera de se voir à la télévision. Ces gars-là, ils viennent s’entraîner non pas par ambition, mais par passion. Ils méritent aussi leur « spotlight ».
UF : Peux-tu me parler des combattants qui se battent actuellement sur le circuit amateur au FightQuest et qu’il faut surveiller attentivement dans les prochains mois?
SV : D’après-moi, Jason Courchesne est très proche du professionnel. Jason lui-même m’a dit qu’il voulait faire quelques combats, puis prendre un temps pour s’entraîner en vue de ses débuts professionnels. Il affrontera quelqu’un de très bon aussi en la personne d’Alex Laramée. Laramée fera d’ailleurs ses débuts professionnels au mois de janvier. On a aussi plein de gars à Zahabi MMA qu’on ne fera pas passer professionnel immédiatement, mais qui sont bourrés de talent. On parle de Ian Perron qui a un gros futur et Neil Sheppard qui est tellement impressionnant! Et puis il y a Dominic Trépanier qui livrera seulement son second combat amateur en carrière et qui a déjà vaincu Jason Courchesne alors qu’il était beaucoup plus expérimenté que lui. Moi je vois en Dominic Trépanier une future superstar. Il s’entraîne avec Thierry Quenneville. Il est bon debout, il est bon au sol, il est extrêmement fort physiquement et c’est un ancien champion de « power lifting » en plus d’être ceinture noire en ju jutsu japonais traditionnel. Il a récemment convergé vers le jiu jitsu brésilien, la boxe et tout le reste afin de devenir complet. Johny Ouellet, qui est invaincu avec une fiche de 6-0, ce gars-là n’est pas seulement invaincu, mais il domine outrageusement lors de tous ses combats. Mario Zamora qui a une fiche de 5-2, mais qui performe et peut être dangereux pour n’importe quel adversaire que l’on pourrait voir bientôt chez les professionnels. J’en aurais tellement à nommer! Je pense à une vingtaine de gars qui, peut-être pas en 2011, mais au maximum en 2012, devrait évoluer chez les professionnels. Le frère à Firas à lui seul, Aiemann Zahabi, c’est une classe à part ce gars-là…
UF : Sauf que Aiemann Zahabi se conforte actuellement très bien dans l’amateur et dans le muay thaï. C’est lui-même qui me l’a affirmé l’été dernier…
SV : Le problème avec Aiemann, c’est qu’il n’est pas « bookable ». On devrait avoir un gars pour lui pour la carte de samedi, mais on va le savoir seulement demain. Face à Zahabi, et je vais essayer de le dire dans un langage le plus correct possible, les adversaires pissent leurs culottes. Avec Aiemann, on parle d’un autre niveau. Ce gars pourrait monter chez les professionnels demain matin et je n’aurais même pas peur de dire qu’il serait au top de sa catégorie de poids dans l’ensemble du Canada. Avec une fiche de 0-0, je le classerais #1 à 135 et à 145 livres, même avant qu’il n’ait livré un seul combat professionnel. Il s’entraîne avec des professionnels, et pas n’importe lesquels et ce, depuis sept ans. Quand je suis arrivé sous la tutelle de Firas il y a environ huit ans, Aiemann commençait à s’entraîner et il n’avait que 16 ans. C’était encore un enfant! Et moi je peux vous dire comment Firas a été strict avec son entraînement, parce qu’Aiemann est son frère… Aiemann Zahabi a maintenant terminé ses études universitaires il y a un an et demie et il se dédie entraînement à son entraînement et au combat. On essaye présentement de lui donner du temps de ring et de lui trouver les meilleurs adversaires possibles, mais ce n’est pas évident. Qu’Aiemann ait dit qu’il ne se battrait pas chez les professionnels, c’est une chose. Tout ça peut changer rapidement, et plus qu’on ne le pense. On verra… Le jour où Aiemann Zahabi décidera de suivre sa voie et de passer chez les professionnels, attachez votre tuque avec de la broche!
Mais au niveau FightQuest, nous avons tellement de bons athlètes au futur prometteur… Ils ne font pas que remporter leurs affrontements, ils les dominent. Et on leur amène les meilleurs adversaires. Les gars évoluent au fil de leurs combats, leur niveau grimpe. Je pense à Louis Sanoudakis, qui en est un bon exemple. Pas mal tous les gars au FightQuest pourraient avoir un bel avenir. Qu’ils gagnent ou perdent. On leur amène quand même de bons adversaires. Regardez Ian Perron, il a perdu par décision face à Jason Courchesne. Il s’agissait pas mal des deux meilleurs athlètes amateurs à ce poids-là. Même si Ian a perdu, il demeure quand même un athlète qui a le potentiel d’avoir un brillant avenir. Pat Lafleur est un autre exemple avec 16 victoires, 6 défaites, 1 nulle. On parle de près de 25 combats en carrière amateur, donc il commence à être difficile à « matcher ». Vient un moment où on doit parfois s’asseoir avec eux et leur demander s’ils ont déjà envisagé aller dans le milieu professionnel. Quand ce sont les gars du Tristar, c‘est Firas qui décide, sinon… Par exemple, les deux frères Lavigne, je dois dire que ça commence à être difficile de leur trouver des adversaires. Mon matchmaker, Benoit Lelièvre, me l’a dit. On fait ce qu’on peut pour leur avoir les meilleurs adversaires, mais à quelque part, il faut un gagnant et un perdant à la fin du combat…
UF : Tu me parles de leur amener les meilleurs adversaires, ce qui m’amène à te demander si la perception que certains gens ont du fait que les athlètes du Tristar sont protégés, est-ce que ça tient du mythe?
SV : Ce n’est pas une question de les protéger. On essaye de leur donner les meilleurs adversaires en fonction de ce que l’on pense de leurs capacités. L’entraînement requis est différent en fonction d’où on veut et où on peut les amener. Regardez au Tristar, les athlètes viennent de partout pour venir s’entraîner avec nous. Firas n’est pas l’entraîneur de Georges St-Pierre pour rien et il n’a pas la réputation qu’il a pour rien. C’est un entraîneur extrêmement strict. Un gars ne combattra pas s’il n’est pas prêt et on ne va pas garocher personne dans la gueule du loup. Vous ne verrez jamais un gars se battre après deux mois d’entraînement. Un des gars qui sera sur la carte de samedi soir par exemple, ça fait un et demie qu’il s’entraîne avec nous et il fera ses débuts amateurs. Et on parle d’un gars qui s’entraîne 5 jours par semaine, ce qui n’est pas le lot de tous. Firas Zahabi, il y a un nom et une réputation derrière lui. Il fait donc les choses correctement et ça lui réussit bien puisque sa méthode fait ses preuves. À quelque part, ce n’est pas parce que nos gars sont protégés qu’ils dominent autant. C’est selon moi pour des raisons d’entraînement. Nos gars s’entraînent comme des professionnels. Ils vont voir Jonathan Chaimberg, et vont aussi partout ailleurs, comme St-Pierre le fait… Et puis nous sommes une grosse équipe, nos gars peuvent s’entraîner avec les meilleurs partenaires d’entraînement. Après tant d’efforts qu’ils mettent, Firas tente de leur donner ce qu’il y a de mieux pour eux quand vient le temps de les faire combattre.
UF : Parlant de clan Zahabi, on remarque de plus en plus fréquemment les mots de « Zahabi MMA Rive-Sud ». Peux-tu me parler un peu de l’équipe?
SV : Zahabi MMA Rive-Sud, c’est Thierry Quenneville qui comme entraîneur, est affilié avec nous. Il donne des cours au Pro Forme sur la rive-sud de Montréal. Dominic Trépanier par exemple, s’entraîne avec Thierry et quand il peut, il est toujours le bienvenue pour venir s’entraîne avec nous. L’entraîneur en chef là-bas cependant, ça demeure Thierry Quenneville.
UF : Avoir une grosse équipe comporte ses avantages et inconvénients. Par exemple, au niveau des rivalités, et on le remarque peut-être davantage au niveau professionnel qu’amateur, mais plus la réputation du Tristar Gym croit, plus nombreux sont les athlètes qui viennent y transiter à intervalles plus ou moins réguliers. Des liens se créent et inévitablement, vient un moment où s’entrainant ensembles, ces derniers ne peuvent plus s’affronter. De quelle façon, au Tristar, on voit cette problématique et comment compte-on amoindrir ses répercussions?
SV : (rire) Essayes-tu de me parler de Bossé contre Désilets? (rire) e-ce qui est mieux, qu’est-ce qui est pire? En venant s’entraîner chez nous, les combattants évoluent, deviennent meilleurs. Oui, nous sommes beaucoup sollicités, mais il est déjà arrivé que Firas refuse de prendre certains athlètes sous son aile pour diverses raisons. Firas par exemple, ne laisse rien au hasard. Il vérifie notre alignement dans diverses catégories de poids pour pouvoir cibler nos besoins. Prenons l’exemple de Guillaume DeLorenzi. Ce dernier a dû attendre un an et demi avant de pouvoir venir s’entraîner avec nous. Comme cela des répercussions de prendre de nouveaux athlètes au sein de l’équipe, il fallait demander l’avis des autres. Il a fallu que Firas demande à John Makdessi, Mike Ricci… si ça les dérangeaient puisqu’ils évoluent dans la même catégorie de poids et que c’est un gars qu’ils auraient pu avoir à affronter éventuellement. Ça été la même chose quand Steve Bossé a manifesté son intérêt pour venir s’entraîner avec nous. Des questions ont été posées à Tom Murphy ainsi que d’autres poids lourds… Pareillement pour Miguel Torres, puisqu’Ivan Menjivar était déjà dans la même catégorie de poids. Que des coéquipiers ne s’affrontent pas par la suite, ce n’est que logique. Firas pense à son gym et pense à son équipe avant tout. On veut se bâtir la meilleure équipe. Pour évoluer, les combattants, débutants comme professionnels, doivent s’entourer des meilleurs, qu’on parle d’entraîneurs ou de partenaires d’entraînement. Il y a de gros avantages à tout ça qu’il ne faut pas oublier. Au sein de notre équipe aussi, il y a plusieurs combattants qui ne sont pas rendus au même point dans leur carrière, donc pour qui ça ne change rien puisqu’ils ne s’affronteront pas.
Les choses sont cependant différentes avec les athlètes qui proviennent de d’autres équipes et qui sont autorisés à venir s’entraîner ou faire des camps d’entraînement avec nous. Un gars qui par exemple, viendrait d’Ottawa pour s’entraîner avec nous le vendredi seulement et qui n’est pas officiellement sous la tutelle de Firas.
Mais de toute façon, est-ce qu’un athlète a vraiment quelque chose à gagner en affrontant un coéquipier avec qui il s’entraîne, s’entraide, à part peut-être déterminer lequel des deux sera le plus fort du village? Donc à mon avis, il n’y a pas d’inconvénient.
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